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3 idées reçues sur le jeûne7 min read

L’alimentation étant disponible tout le temps […] nous ne savons plus gérer la moindre frustration ou envie non exaucée.

Avant toute chose, il convient de donner la définition de jeûne et de préciser qu’il en existe différents types.

De manière générale, le jeûne consiste tout simplement à se priver de nourriture, pendant un temps plus ou moins long, pour de multiples raisons et de différentes manières. Jeûne thérapeutique, jeûne détox, jeûne religieux, jeune complet, jeune partiel, cures thérapeutiques… tous les types de jeûne sont là pour vous satisfaire selon vos objectifs, vos motivations et vos capacités. En réalité, le jeûne est l’une des plus anciennes approches d’autoguérison, une pratique ancestrale que les scientifiques autant que le monde occidental, redécouvrent…

Et voici   3 fausses idées    que vous avez sûrement déjà entendues ou eues vous-même à propos du jeûne :

L’alimentation étant disponible tout le temps […] nous ne savons plus gérer la moindre frustration ou envie non exaucée.

1. L’homme a besoin de 3 repas par jour

 

Pour bien comprendre le pourquoi de cette idée reçue, il faut remonter une quarantaine d’années en arrière. A l’époque, la nutrition intéressait peu le domaine médical, seule la diététique s’occupait d’adapter l’alimentation en cas de troubles, comme le diabète, l’insuffisance rénale, l’intolérance grave au fructose ou aux protéines de lait…

Mais quid de l’alimentation « normale » pour les personnes en bonne santé ? Il existait alors très peu d’informations et ce n’est que récemment que les études ont permis de préciser certains points.

De ce fait, en se fondant sur les connaissances limitées dont on disposait alors et en s’appuyant uniquement sur les pathologies, les médecins ont tiré hâtivement certaines lois, dont celle concernant le sacro-saint petit déjeuner, censé être indispensable pour être en forme, avec deux autres repas dans la journée, le midi et le soir, + un pour les enfants, le goûter.

Or on sait aujourd’hui que, si ce mode de fonctionnement est effectivement le plus classique dans nos sociétés occidentales, il n’est étayé par aucune preuve scientifique.

Combien de personnes se portent parfaitement bien sans consommer quoi que ce soit le matin ? Elles vous disent même le contraire, que si elles prennent quelque chose le matin, elles ne le digèrent pas par exemple.

Bien naturellement, si en ne mangeant rien vous avez des vertiges, une fringale, de la fatigue ou encore une baisse de concentration dans la matinée, il faut – et c’est du simple bon sens – essayer de prendre un petit déjeuner et en vérifier les effets.

Mais dire que le petit déjeuner ou prendre trois ou quatre repas par jour sont nécessaires et que nous sommes programmés pour cela n’a pas lieu d’être.

 

 

2. Jeûner est très difficile

 

Même si l’être humain dispose d’une physiologie tout à fait adaptée au jeune, cela ne signifie pas pour autant que l’on pense être soi même capable d’en pratiquer un. En effet, il y a tellement de craintes et d’appréhension autour du jeûne que certaines personnes pensent sincèrement qu’elles ne pourront jamais y parvenir, qu’il faut beaucoup de volonté, etc.

Docteur Lionel Coudron : « Même lorsque l’on vient me voir dans une démarche volontaire et motivée, j’entends fréquemment exprimer cette inquiétude : « Je crains de ne pas y arriver, vous savez je me sens déjà faible si je saute un repas, alors vous imaginez pendant plusieurs jours ! » « Je ne résisterai jamais en voyant les autres manger, je n’aurai jamais la volonté d’arrêter toute nourriture » « Je ne suis pas un ascète. » »

Ces phrases sont l’expression de la croyance selon laquelle jeûner est difficile, et nous nous référons à notre mode de fonctionnement quasi automatique qui fait qu’aujourd’hui, l’alimentation étant disponible tout le temps, nous nous dirigeons dès la moindre envie vers le réfrigérateur, le placard ou la corbeille à fruits pour y piocher sans même réfléchir.

Nous ne savons plus gérer la moindre frustration ou envie non exaucée.

Or vous découvrirez qu’à partir du moment où votre décision de jeûner est prise, que le déclic est enclenché, les choses se déroulent simplement.

En effet, le jeûne n’est pas réservé à des supers volontaires ou bien à des personnes masochistes qui veulent se faire du mal. Il ne requiert aucune prédisposition mentale particulière. Il suffit d’avoir la motivation pour tenter l’aventure. Et si vous ne pensez pas avoir la volonté nécessaire pour le pratiquer seul, la solution est de le faire en groupe. Ainsi, vous vous entraînez mutuellement et vous vous placez dans des conditions qui vont aider à ce que les étapes se déroulent simplement.

 

3. Le jeûne affaiblit

 

« En réalité, c’est tout le contraire car jeûner c’est continuer à vivre. » On peut certainement en profiter pour faire une pause, se ressourcer dans la nature et faire de la marche, mais on peut tout aussi bien rester chez soi, dans son appartement, sa maison, aller travailler, conduire, bouger, prendre les transports en commun, aller au cinéma, etc.

Dr Lionel Coudron : « J’ai suivi des centaines de personnes qui ont jeûné de cette manière. […] Le jeûne est un mécanisme naturel, hérité de nos lointains ancêtres chasseurs-cueilleurs, qui s’alimentaient parfois par intermittence et qui, malgré cela, devaient continuer à se lever, chasser, produire un effort pour cueilli, marcher, grimper aux arbres. Notre métabolisme nous permet de continuer à vivre et notre organisme est capable de s’adapter. »

Et s’il nous alerte lorsqu’il est temps de manger, tout un mécanisme interne se met en route et prend le relais pour nous redonner de l’énergie au cas où aucune nourriture n’est toujours pas fournie après quelques avertissements.

Soyez donc pleinement rassuré, le jeûne ne vous épuisera pas ; il vous permettra au contraire d’être en pleine forme dans votre vie de tous les jours.

 

En conclusion,

 

Le jeûne contribue au maintien d’une bonne santé, au même titre qu’une  alimentation saine, l’exercice physique et l’équilibre émotif.

 

En plus de détoxifier l’organisme, il permet au système digestif de se reposer et aux autre organes de se purger via l’élimination des toxines et des mauvaises graisses. Ainsi, les gens qui entreprennent un jeûne le font généralement pour « faire un grand ménage » ou donner au corps des conditions optimales de guérison. De tout temps, il a également été associé à des pratiques spirituelles ou religieuses. Il procure en outre un sentiment de clarté d’esprit et de « désencombrement mental » ; par exemple, pendant le mois de Ramadan au cours duquel les croyants pratiquent un jeûne complet, le jeûne a une signification relativement large : en effet, on parle de jeûne comme d’un renoncement spirituel, ne se limitant donc pas seulement à l’arrêt de consommation de nourriture et de boisson afin de développer sa spiritualité et développer sa crainte de Dieu. Le jeûne est donc aussi une période d’amélioration de remise en question de soi pour le croyant..

Enfin, même dans la nature, les animaux cessent instinctivement de manger lorsqu’ils sont malades ou blessés.

 

 

Références :

  • le Guide pratique du jeûne – Dr Lionel Coudron
  • Psychologies Magazine
  • Doctissimo.fr

Contre-Indications : Le jeûne est contre-indiqué en cas de fatigue, de troubles alimentaires, d’une faiblesse du système immunitaire, de troubles cardiaques, de carences nutritionnelles, de maladies rénales, de cancer, de grossesse. Il est également déconseillé de jeûner en cas de psychose, de diabète, de dépendances. Si vous suivez un traitement médicamenteux, veuillez demander conseil à votre médecin traitant avant d’entreprendre un jeûne.

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